PATRIMOINE BATI

Le bâtiment a été construit en 1858.

A l’époque, seul le bâtiment principal existait, en faisant ainsi l’une des plus petites mairies d’Indre et Loire.

Après guerre, la salle du Conseil Municipal (qui est également la salle des mariages) faisait office d’école communale en même temps que mairie.

Des travaux d’agrandissement ont eu lieu en 1991, pour réalisation d’un local technique et de 2 bureaux adjacents (le secrétariat et le bureau du Maire).

L’église Saint-Nicolas a été construite vers 1016 par Rainault, évêque de Paris.

Elle appartenait à l’abbaye de la Trinité de Vendôme qui la tenait d’un don fait par Geoffroy, duc d’Anjou, en 1040. Elle résiste aux attaques de l’histoire pendant 700 ans mais finit par s’effriter sous l’effet du temps.

Il est possible que les murs de la nef aient appartenus en partie à l’édifice d’origine. Remaniée au XVIè siècle puis de 1731 à 1734 (porte de la façade et fenêtre sud), c’est entre 1883 et 1884 que la toiture en ardoise a été refaite (puis une seconde fois vers 1950).

A la nef couverte en charpente lambrisée fait suite une très courte abside rectangle. La voute en bois peint soutenue par des tirants, également en bois peints, a été réalisée en 1860.

Le maitre autel scellé, en bois de chêne, présente des colonnades et a été verni en 1900.

La cloche en acier de 237 kg a été bénite le 17 mars 1867 par Joseph Hyppolite GUIBERT, archevêque de Tours.

Vierge à l’enfant – XVIIème siècle

Cette vierge à l’enfant d’origine italienne, acquise par la famille de Nadaillac, a été offerte à la commune. En 1989, elle est restaurée et mise en valeur dans l’église.

Saint Mamers – 1840

Ce saint martyr, sculpté par le  céramiste tourangeau Jean-Claude Avisseau (1795-1861), présente une plaie profonde au niveau de l’abdomen et garde une attitude humble.

Longtemps la lessive s’est faite au bord d’un cours d’eau, sur une pierre inclinée ou une simple planche et sans abri.

La construction des lavoirs s’est généralisée au milieu du XIXe siècle grâce notamment à la loi du 3 février 1851 qui offre aux communes un crédit leur permettant d’édifier un lavoir public couvert.

A La Ferrière, le projet de construction d’un lavoir a fait l’objet de plusieurs devis en 1853 et 1854.

D’après les archives, le 21 décembre 1855, l’agent-voyer (inspecteur des chemins) du canton de Neuvy-le-Roi, M. Cochard, s’est rendu à La Ferrière où en compagnie de M. Vétillard, Maire de La Ferrière, et de M. Bossay, adjoint, il a procédé à la visite, la vérification et la réception définitive des travaux pour la construction d’un lavoir public. Les travaux ont été réalisés par M. Pillault, d’après un devis de 881,15 francs.

Construit en « moellons durs du pays » liés grâce à un mortier de chaux hydraulique et « en pierres de taille » (chaînages d’angles, encadrement de la porte), le lavoir est couvert d’un toit à deux pans et est alimenté par les eaux de la Dême.

Le lavoir est l’endroit où les femmes se retrouvaient pour faire la lessive, mais également où elles échangeaient des nouvelles et parfois noircissaient des réputations tout en blanchissant leur linge ! Après avoir été bouilli à la maison, le linge était transporté au lavoir, puis battu et rincé à grande eau.

Certains lavoirs, comme celui de La Ferrière étaient équipés d’une cheminée pour produire la cendre nécessaire au blanchiment du linge. Agenouillées dans une caissette en bois, penchées sur l’eau, les femmes frappaient à l’aide de leurs battoirs sur les draps et les vêtements.

L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée à partir du milieu du XXe siècle avec le développement des machines à laver. Ils sont depuis quelques années restaurés et entretenus par les municipalités ou les associations afin de conserver un élément du patrimoine local.

Situé à la sortie du bourg, sur la route de Marray, il a fait l’objet d’une restauration par des bénévoles de la commune en 2004.

La “Ligne du Pain Sec” est, en 1885, la première ligne ferroviaire mise en circulation par la Compagnie des Chemins de Fers Départementaux. Cette ligne, en rocade, présente 313 passages à niveaux en 20 gares.

Elle reliait Port-Boulet, au bord de la Loire, à Château-Renault, au nord du département, mettant en relation les terres viticoles de la vallée avec les industries du nord dont les tanneries castelrenaudaises.

La ligne doit son surnom, le « Pain Sec », à la lenteur du trajet parcouru (en moyenne à 20 km/h) qui rendait le pain frais, parti de Port-Boulet, sec à son terminus!

La gare située sur la commune permettait de desservir La Ferrière et Les Hermites.

Ses bâtiments appartiennent à un type de construction standardisée que l’on retrouvait sur l’ensemble de la ligne. Le bâtiment d’accueil des voyageurs possède un étage qui servait de logement au chef de gare dont seules des petites fenêtres ouvertes dans les pignons permettaient l’éclairage. Une petite halle à marchandise y était accolée. Les ateliers et le dépôt du réseau se trouvaient à Neuillé-Pont-Pierre.

Lors de sa mise en service, huit locomotives à vapeur (de type 030T), pesant 12 tonnes chacune, étaient utilisées. Elles furent remplacées en 1936 par six locomotives diesel, puis par deux autorails Billard en 1947.

Peu fréquentée, la ligne devient rapidement déficitaire. Elle ferme en 1949, comme en témoigne l’avis placardé le 15 juillet de cette année-là :

«la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux a l’honneur d’informer le public, qu’en exécution de la décision prise par le Conseil Général, lors de sa dernière session, la suppression de l’exploitation par voie ferrée des réseaux Nord et Sud d’Indre-et-Loire sera réalisée progressivement aux dates ci-après : 1er août 1949 – fermeture complète de la section de Neuillé-Pont-Pierre à Château-Renault ; 17 août 1949 – fermeture au service des voyageurs et bagages des lignes de Neuillé-Pont-Pierre à Port-Boulet et de Rillé-Hommes à Tours».

La ligne fut déclassée en 1949 puis démantelée ; les bâtiments et terrains de la ligne vendus en 1952.

La fermeture survient après 64 ans de bons et loyaux services, en particulier dans les temps de guerre et de pénurie entre 1939 et 1945…malgré un déraillement à côté du moulin du Buis en 1943…

Les seules traces visibles aujourd’hui sont le bâtiment, situé route de Tours, ainsi qu’une partie du tracé, souvent rectiligne, qui court au milieu des champs et des bois. 

La « ligne du pain sec » a inspiré à Richard Forestier (professeur de musique puis directeur de l’enseignement d’art-thérapie à la faculté de Tours) en 1988 une composition musicale différente pour chaque gare.

Une stèle a été édifiée le 10 août 1826 par Rosalie de Rancher, Duchesse Descars, à la mémoire de son mari décédé le 9 septembre 1822, Jean-François de Pérusse, Duc Descars, grand officier de la maison du roi.

Elle est située à l’angle de la rue de la République et de la rue de Montoire.

AUTRE PATRIMOINE BÂTI

Un établissement scolaire (école Armande TREMBLAY), situé chemin des Coteaux, accueille les classes de CP-CE1 et CE1-CE2 dans le cadre du Regroupement Intercommunal Pédagogique de la Vallée de la Dême organisé avec les communes de Marray et de Chemillé-sur-Dême.

Armande TREMBLAY, ancienne habitante de La Ferrière, décédée en 1980, s’est vue décerner le titre de Juste parmi les Nations le 18 janvier 2001, par le Comité Français pour Yad Vashem.

Restaurée puis bénie en octobre 2005.

La croix missionnaire a été confectionnée par un habitant de la commune.

Restaurée en 2014 elle a été bénie en décembre 2015.

L’anecdote est de dire que c’est le diable qui a transporté la croix à cet endroit.

AUTRE PATRIMOINE BÂTI DISPARU

Cet endroit, situé à la sortie sud du village, s’appelait La Chapelle sur les cadastres de 1834 et de 1932. La petite chapelle qu’on y voyait, appartenant à un propriétaire privé, a été démontée dans les années 1990 pour être reconstruite chez un particulier sur la commune de Monnaie.

PATRIMOINE NATUREL

La place de la Mairie et de l’église accueille un arbre de la Liberté (un chêne pédonculé) planté sous la révolution.

Planté en 1791, il fait plus de 25 mètres de haut et son tronc a une circonférence qui avoisine les 4 mètres.

C’est un arbre dit “remarquable” dont la particularité est d’héberger en son sein une fougère dite polypode vulgaire.

La Dême prend sa source en amont de La Ferrière, au lieu-dit « La Boulière » à 160 mètres d’altitude, alimentée par la fontaine de la Pommeraie. Elle draine un bassin versant de 200 km2 et s’écoule sur 36 km.

Les communes traversées par la Dême de l’amont vers l’aval : La Ferrière, Les Hermites, Marray, Chemillé sur Dême, Beaumont-Louestault, Epeigné sur Dême, Beaumont sur Dême et Marçon. Elle se divise à Marçon pour se jeter dans le Loir.

Ce cours d’eau est classé en 1ère catégorie piscicole avec pour espèce cible la truite fario.

 

Traversé par un sentier de randonnée pédestre, la forêt couvre plus de 45 % du territoire communal.

Elle a fourni durant plusieurs années l’écorce de chêne aux tanneries de Château-Renault pour la fabrication du Tan nécessaire à la transformation des peaux en cuir.

La présence de résineux n’est pas récente. Une vente de pins ayant 40 ou 50 ans d’âge, a été retrouvée dans les comptes de 1849.

Ce plan d’eau de plus de 2 hectares se situe à 800 mètres du bourg, sur la route de Marray.

Ce site est fréquenté par des pêcheurs et des promeneurs. Il est classé en 1ère catégorie piscicole.

Pour en faire un véritable lieu de promenade et de découverte, la commune a décidé d’aménager l’étang afin de le rendre accessible sur tout son pourtour, en réponse à une demande exprimée par de nombreux habitants, notamment des familles en recherche d’un parcours de détente et des pêcheurs.

Ce projet avait déjà été pensé il y a plus de 20 ans, en 1992. Les trous pour l’implantation d’une passerelle avaient été aménagés sur les rives en queue de l’étang. Il avait malheureusement été abandonné.

La relance du projet est intervenue en 2014.

Pour la petite anecdote, il s’agissait de permettre aux enfants et accompagnatrices des pêcheurs de « passer le temps » en se promenant, dans l’attente de la fin des parties de pêche.

Pour donner plus d’ampleur à cet aménagement et valoriser son territoire, la commune a également envisagé de ponctuer le parcours de panneaux de découverte, sur la faune sauvage, la faune aquatique, la flore, les arbres et les arbustes, ainsi que sur le patrimoine culturel environnant le site, avec le concours financier de la région Centre dans le cadre du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural.

– circuit autour de l’étang : 2,7 km

– circuit le sentier des bois : 10,4 km

– circuit autour de la Dême : 11,8 km

+ d’infos : voir page « randonnées pédestres »

HISTOIRE

Population à La Ferrière :

La population a connu son maximum au début du XIXème siècle avec 586 habitants en 1806 et 587 en 1810.

Elle a ensuite baissé d’année en année :
-494 en 1831,
-401 en 1851,
-377 en 1872,

puis a légèrement augmenté de 1876 à 1886 (403) pour de nouveau redescendre :
-371 en 1901,
-342 en 1921,
-337 en 1931,
-279 en 1954,
-222 en 1968

et atteindre son plus bas niveau en 1975 (194).

En 2022, elle compte 319 habitants.

Commerces à La Ferrière :

En 1911, à l’époque où la gare accueillait des voyageurs, on recensait 8 cafés, 4 épiciers, des marchands de bois, grains, volailles,…

En 1948, il restait 4 cafés, 3 épiciers, différents commerces de services et marchands, des exploitations agricoles et viticulteurs, ….

Aujourd’hui, le centre bourg n’a plus de commerce.

Seul existe sur la place de la Mairie un distributeur de baguettes, installé début 2019 par un boulanger du canton, en partenariat avec la municipalité, afin de permettre aux habitants d’avoir du pain frais tous les jours de la semaine, hors congés du boulanger.

Maires de La Ferrière des 2 derniers siècles

1801  René MAHOUDEAU
1822  François ROUGER
1823 Narcisse-Auguste FORTIN
1829 Charles NEVEU
1830  Pierre-Eugène-Achille SIRON
1846  Pierre-René-Michel COURGEAU
1852  Jules VETILLARD
1862  François Jacques BROSSAY
1871  Jean Michel GAULT
1878  Victor BROSSILLON
1881  Baptiste BREON
1892  Aimé ROMIAN
1896  Pierre BOUGER
1897  Vasseur BROSSAY
1899  Narcisse BROSSIER
1905  Charles JUBIN
1925  André LECLERC
1946  André POURVOYEUR
1947  Albert de NADAILLAC
1978  Marcel de NADAILLAC
1984  Michel AUFSCHNEIDER
1993  Jacques HARAN
2001  Claudie CHEVALLIER
2014  Marc LEPRINCE

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